3235 La Meuse St Ghislain OUT

Photo : François Delhaye, St.-Ghislain 

 

La Meuse 3235
Généralités  
Constructeur : La Meuse (Liège)
Année de construction : 1928
Numéro de constructeur : 3235
Longueur hors tout : 6,835 m
Empattement : 2,000 m
Disposition des essieux : 020 t
Diamètre des roues : 1,000 m
Masse totale en ordre de marche : 30 tonnes
   
Chaudière  
Timbre : 12 kg/cm²
Diamètre du corps cylindrique : 1,200 m
Distance entre plaques tubulaires : 2,400 m
Nombre de tubes : 171
Surface de grille : 1 m²
   
Moteur  
Nombre de cylindres : 2 extérieurs
Expansion : simple
Tiroirs : plat
Diamètre des cylindres 0,350 m
Course des pistons : 0,500 m
   
PFT : 11-2007
Etat actuel : Conservé comme monument, en restauration
(Novembre 2012: Démontage de la locomotive à vapeur)

 

Parmi le matériel présent dans notre musée de St Ghislain, il existe des engins dont l'histoire n'appartient pas directement à celle de la SNCB.

Il est vrai que généralement ce matériel n'est pas en tête de nos priorités en termes de préservation mais pour autant, il n'en est pas moins intéressant.

Pour représenter le matériel industriel, on peut compter dans notre collection ; 
- trois locomotives diesels du type V36 (la première nous étant confiée par l'armée Belge et les deux autres provenant des carrières CCB).
-deux locomotives à vapeur : une 020t La Meuse et une 020t Cockerill à chaudière verticale.

 

Historique

C’est en 1928 que la locomotive a été livrée neuve aux Glaceries St Gobain à Franière sous le numéro de constructeur 3235.

Sur sa soute à eau droite, il est d'ailleurs toujours possible de distinguer que par le passé, le nom de cette société y était peint.

Selon toute vraisemblance, sa dernière mise sous pression remonte à la première moitié des années 70.

Par la suite, en 1979, elle a été rachetée par un particulier et elle fut placée en monument en gare de Namur aux environs de 1985 et affublée du numéro 55.011. Le numéro 55.011 est totalement fictif. En effet, ce matricule devait lui conférer un aspect plus "SNCB" même si le type 55 n'a jamais existé !

Il est bon de préciser qu'aux Glaceries St Gobain, elle portait le n°1, le n°2 étant porté par une locomotive identique mais qui avait été achetée d'occasion.

Cette dernière a ensuite été transformée en locotracteur Diesel, le moteur étant implanté en lieu et place de la chaudière devenue inutile!

Lors des travaux de modernisation de la gare de Namur, l'état esthétique de la machine s'étant fortement dégradé au fil du temps, il fut décidé de la retirer de son coupon de voie.

Elle fut dans un premier temps transférée à Ronet avant d'être transportée jusque Haut-le-Wastia où elle fut préservée durant plusieurs années.

Finalement, elle fût cédée contre bon soin au PFT et transférée par camion au Musée de St Ghislain en novembre 2007.

 

Le constructeur

C’est en 1872 que la S.A. des Ateliers de Construction de la Meuse fut fondée. Cette société construisant principalement du matériel de mine et destiné à la métallurgie, elle n’a débuté la construction de matériel ferroviaire qu’en 1887.

Environ 1350 locomotives ont été construites dans ses bâtiments, dont la dernière locomotive à vapeur livrée à la SNCB (25.012) et la toute dernière locomotive à vapeur à avoir été construite en Belgique (livrée à une aciérie de Differdange) !

La grande spécialité de cette société a longtemps été l’étude et la fabrication de locomotives industrielles, contribuant ainsi à la renommée de la Belgique à travers le monde par la livraison de plus de 800 locomotives en dehors de nos frontières ! C’est ainsi que des locomotives à vapeur à voie étroite de ce constructeur sont toujours utilisées à l’heure actuelle pour le transport de canne à sucre sur l’Ile de Java. Soulignons également que La Meuse s’était lancée dans la production de locotracteurs Diesel mais cette activé n’a duré que peu de temps. Actuellement, cette société existe toujours mais est maintenant connue sous le nom ALM (Ateliers de la Meuse) et est principalement active dans les domaines de la chaudronnerie et des assemblages mécaniques lourds.

 

Etat technique

Il ressort des travaux préparatoires qu'en plus des soutes à eau et la boite à fumée qui doivent être reconstruites à neuf, la chaudière nécessite de profondes réparations.

En effet, son foyer en cuivre est arrivé en fin de vie ! La locomotive est toujours équipée d’un foyer en cuivre alors qu’en Belgique beaucoup ont été remplacés par des foyers en acier certes ayant une conduction thermique moins bonne mais étant nettement plus légers, plus faciles  à réparer et nettement moins coûteux ! Malheureusement, cette pièce importante de la chaudière présente de graves détériorations. Une importe partie des zones basses a été déformée par la pression de la vapeur. Ce type de déformation est imputable à un manque de lavage de la chaudière ; les boues s’accumulant à cet endroit, les tôles ne sont plus refroidies correctement et surchauffent. Il en résulte une déformation due à la pression qui peut même dans le pire des cas entrainer l’explosion de la chaudière !

En plus de ces déformations qui, aussi graves soient-elles, sont réparables, les tôles de cuivre ne sont plus assemblées entre elles par des rivets mais sont vissées. Ce type de réparation était courant et permettait de remplacer les rivets sans pour autant devoir sortir le foyer de la chaudière. Ces vis sont également arrivées en fin de vie. Si l’on ajoute à cela l’usure de la plaque tubulaire, le coût nécessaire à la remise en état du foyer en cuivre existant revient à plus de 150% de celui d’un nouveau foyer en acier !

Pour le reste, l'état technique de la machine est excellent ; les cylindres, les essieux et les bagues d'usure ne présentent que peu d'usure !

En vue de la mettre en service en tête de trains de voyageurs, elle devra être équipée d'un système de freinage pneumatique. Il faudra donc se diriger vers l'Est de l'Europe afin de lui trouver un compresseur "vapeur" puisqu’elle n'a jamais été équipée que d'un frein direct à vapeur.

 

Comment nous aider dans ce projet

Pour ce projet mais également pour les autres, le PFT a toujours besoin de deux éléments pour parvenir à ses objectifs !

Le premier est la main d’œuvre ! Il n’y a besoin d’aucune qualification particulière pour devenir bénévole au PFT, tout le monde est le bienvenu.

Si vous désirez devenir actif dans la restauration du matériel ferroviaire, n’hésitez pas à nous contacter.

L’autre élément est financier. La majeure partie des finances dont le PFT dispose provient des bénéfices des circulations mais aussi des publications. Malheureusement ces finances sont bien maigres faces aux coûts nécessaires à la restauration d’une locomotive comme « La Meuse 3235 », qui s’ajoutent aux nombreux autres projets.

 

 

3235 La Meuse St Ghislain IN

Photo : François Delhaye, St.-Ghislain 

 

3235 La Meuse St Ghislain BOILER

Photo : François Delhaye, St.-Ghislain

 

3235 La Meuse (151)

Photo : PFT, Warnant 13-11-2007

 

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